HORTENSIA de Chez Michou

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 Bienvenue sur le site officiel d'Hortensia de " Chez Michou " - JACKY HENU

Michou et Hortensia

 

 

Qui est Hortensia ?

 

 

  HORTENSIA, Jacky Hènu de son vrai nom est un des plus célèbre artiste transformiste (  " Michette " * ) du cabaret Chez Michou à Paris.

 

*   " Michette " - nom donné aux artistes de Chez Michou. 

 

Jacky a interprété pendant près de 30 ans une inimitable parodie de Brigitte Bardot ainsi que de nombreux autres personnages ( Mireille Mathieu, Régine, Carmen, Catherine Ringer des Rita Mitsouko ou une époustouflante Dame aux Camélias du célèbre roman d'Alexandre Dumas fils... ).

 

 

 

 

 

Parodiant avec talent de nombreuses stars de la chanson, du cinéma. Il maitrise tout l'art du transformisme qui comprend les techniques de maquillage de scène, des costumes du playback et de la gestuelle.

 

Par son talent et son statut, Hortensia  a de nombreux amis du spectacle, de l'art ou de la chanson et est reconnu par Michou lui-même, comme étant un acteur essentiel dans le succés du mythique établissement Montmartrois situé au 80 rue des Martyrs à Paris... ( voir plus bas la lettre de Michou à Hortensia / Jacky ). 

 

 

Miok

 

Des cuisines de Mitterrand jusqu'au mariage de Coluche, Jacky Hénu a côtoyé les plus grands

 

 ( article de presse de Gautier Navet  du 13 février 2016 )

 

En homme ou en femme, des cuisines de Mitterrand jusqu'au mariage de Coluche, le Boulonnais a bourlingué pendant plus de 40 ans à Paris et en Europe.

Jacky, 72 ans, s'est absenté un peu plus de 40 ans de Boulogne, et jouit toujours du même anonymat que lorsqu'il en est parti, à sa majorité, une valise en carton à la main. Seuls quelques privilégiés connaissent ses aventures dans la capitale, et au-delà de nos frontières.

 

En vrac, le Boulonnais étale quelques clichés sur la table avant d'entamer son long récit. De Meryl Streep et Bardot à Polnareff, l'avant-goût est prometteur... La plupart de ses souvenirs, Jacky les a amassés Chez Michou, le célèbre cabaret parisien, où il a amusé les clients pendant près de 30 ans. « J'ai vécu plus longtemps avec Michou qu'avec ma mère. D'ailleurs, on l'appelait maman ! » Mais avant de se produire sur les planches de l'homme en bleu, Hortensia, de son nom de scène, a vécu plusieurs vies, toutes aussi palpitantes. Jamais trop loin des projecteurs.

 

Dans les cuisines de Robert Mitterrand

 

« Ma mère ne voulait pas que je m'en aille avant ma majorité, se souvient Jacky. J'ai donc travaillé dans des restaurants au Touquet et à Boulogne... C'est seulement le jour de mes 21 ans, le matin même, que je suis parti à Paris. J'ai pris de quoi vivre pendant trois jours ! »

 

Lorsqu'il débarque dans les entrailles de la Ville Lumière, le Boulonnais épluche dans l'urgence Le Parisien, en quête d'un petit boulot. « On recherchait un maître d'hôtel dans le 16e arrondissement. Je me suis présenté et j'ai été embauché tout de suite par Robert Mitterrand (frère de François, ndlr). » Nourri et logé, la vie en maison bourgeoise se déroule sans accroc pour Jacky. Souvent, il avance un peu le dîner pour que le fiston, Frédéric, puisse aller se faire une toile.

 

Après quelques années au service du frère du futur président, celui qui apparaîtra plus tard sous les traits de Carmen souhaite voler de ses propres ailes. En mal d'indépendance, il préfère plier bagages. Avec un réseau déjà plus solide qu'à son arrivée.

 

Homme à tout faire de Monique Morelli

 

Le Boulonnais se charge alors du service chez « les bonnes femmes » du 16e, s'exile quelque temps dans le Sud... Bref, il bourlingue un peu partout. Jusqu'à se retrouver face à face avec Monique Morelli, alors qu'il écoute l'un de ses disques en cuisinant dans une guinguette, à Montmartre. « Qu'est-ce que tu fous dans ce resto ? », lui assène la muse d'Aragon par la fenêtre.

 

Ni une ni deux, elle embarque « Jackmuche » avec elle à quelques rues de là. Elle y tient un cabaret : Le Père Ubu. Jacky ne se fait pas prier et saisit sa chance. Engagé ! L'ancien maître d'hôtel, reconverti en homme à tout faire, suit la Béthunoise dans tous ses déplacements et croise, forcément, tous les grands noms de la chanson. « Georges Brassens, Aragon, Jacques Brel... Je suis même allé avec Léo Ferré au mariage du fils de son banquier (plus tard, du temps de Michou, il sera grimé en femme à celui de Coluche, ndlr). »

 

L'aventure s'arrête avec le tournage d'un téléfilm en Yougoslavie. Morelli l'embarque sur ce tournage de Mandrin, où elle tient le rôle principal. Elle vend son cabaret avant son départ à Joe Attia, l'un des plus grands truands de l'époque. Au retour de son périple yougoslave, Jacky reprend son baluchon et va toquer directement à la porte de Castel, le club le plus privé de la capitale, en 1970. Avec ses contacts et son expérience, le Boulonnais séduit le grand patron, qui l'embauche dans la foulée.

 

Dans la cantine de Johnny Hallyday et Claude François

 

« À l'époque, toutes les stars allaient soit chez Castel, soit chez Régine, se remémore le septuagénaire. J'ai travaillé pendant deux ans au resto du 1er étage (le plus luxueux, ndlr) et pendant trois ans au petit restaurant du rez-de-chaussée (un peu plus accessible, ndlr), en tant que directeur de loge. » Liz Taylor et Richard Burton, Johnny Hallyday et Sylvie Vartan, Onassis... Chaque soir, les personnalités défilent devant lui et ne se ressemblent pas. Les prémices d'une prochaine vie de bête de scène. Mais à cette époque, Jacky se cantonne encore à leur dresser la table, même s'il tisse déjà des liens d'amitié avec nombre de vedettes.

 

Claude François flambe ses cachets, lui aussi, dans la cantine parisienne. « Claude mangeait toujours en haut. Un soir, il est venu et c'était fermé... Il s'est donc retrouvé en bas. Avec toutes les Suédoises qui dansaient. » Sans surprise, il y trouve le spectacle un peu plus intéressant. « Il pouvait draguer les minettes ! » Le chanteur adopte le rez-de-chaussée, plus « à la cool », et décide de faire descendre les grands crus et les champagnes de l'étage. Jacky, directeur de loge, et ses acolytes commencent à faire grincer des dents. Ils ont piqué le meilleur client des copains du dessus, et en plus, c'est l'usage de prendre une commission au rez-de-chaussée... « Le directeur des deux restaurants me reprochait aussi beaucoup trop de familiarités et voulait que je me coupe les cheveux. »

 

Des spectacles en Allemagne jusqu'aux bras de Michou

 

À bout, Jacky remet sa démission à Castel et quitte définitivement les lieux, après moult affrontements. Durant son mois de préavis, les clients essaient de le convaincre de rester. En vain. « Vous réagissez comme une crémière de Montargis ! », rouspète même l'écrivain Jacques Chazot.

 

Retour à la case départ... Mais pas pour longtemps. Sur un coup de tête, le Boulonnais, plus que rodé aux reconversions, accepte cette fois de s'évader « trois ou quatre mois » avec une troupe de transformistes, « Les Garçons terribles », à Berlin. Pour coiffer et maquiller les gars dans un premier temps. De fil en aiguille, le couteau suisse de la bande devient lui aussi artiste. Jacky grimpe sur scène pour le début et la fin des shows, dans les tableaux où il faut du monde. Il prend finalement le pli et revêt une robe et des peintures de guerre pour en faire un peu plus. « Je faisais la veuve du Colonel, Mireille Mathieu... »

 

La troupe reçoit un accueil inattendu et se voit proposer toute une série de dates à travers l'Allemagne. Jacky s'absentera finalement plusieurs années, et ne reviendra à Paris qu'en 1978, fauché comme les blés (le comptable ayant tapé dans les réserves de toute la bande durant la tournée). « J'avais le bec dans l'eau. J'avais tout bazardé, même mon appartement, avant mon départ, se rappelle le Boulonnais. La physionomiste de la maison Castel (la dame à l'entrée, ndlr), Huguette, a fait le lien avec Michou, qui cherchait quelqu'un à l'époque. »

 

Impressionné par le pedigree de Jacky, l'homme en bleu le recrute et lui cède ses rôles. « Il a arrêté la scène le jour même », poursuit le transformiste. Pour le monde de la nuit, Jacky devient alors Hortensia, l'un (ou l'une) des protégés de Michou. C'est seulement là qu'il mettra un terme à sa bougeotte. Il restera près de 30 ans aux côtés du roi des nuits parisiennes. Passant enfin de l'ombre à la lumière, Jacky se retrouve même sur plusieurs plateaux de télévision, embrassant Brigitte Bardot (l'un de ses personnages) chez Fogiel, ou en « Cinglé du Music-Hall » dans l'émission de Jean-Christophe Averty...

 

Peu de personnes peuvent se targuer d'avoir vécu autant de choses, d'avoir tiré d'aussi bonnes cartes. Hortensia pourrait fanfaronner ! Mais la simplicité de Jacky l'en empêche. En 40 ans de carrière, le transformiste a plus que rempli son contrat... Et s'il en doute, il peut toujours se demander : Qui aurait parié sur moi, en 1965, alors que je quittais Boulogne avec trois sous en poche ?

 

Gautier Navet

 

 

 

Son personnage fétiche de CHEZ MICHOU, BRIGITTE BARDOT :

 

 

 Hortensia Chez Michou  ( photo  à gauche ) et embrassant Brigitte Bardot

lors de sa rencontre avec la star sur un plateau de télévision ( photo à droite ) 

Hortensia de Chez Michou et sa fameuse parodie de BRIGITTE BARDOT

 

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Lettre de MICHOU à son ami  Jacky ( Hortensia )

 

Une amitié et une complicité depuis de nombreuses années...

 

 

 

Livre à recommander; préfacé par Michou

 ( citant Hortensia & Michou & les Michettes à maintes reprises )

avec un carnet incluant de très belles photos :

 

 

 

 

Montmartre - Beaux jours et belles nuits de Jacqueline Stramh 

 

 

Ce livre est consacré à notre Montmartre des années 60. Journaliste, Jacqueline Strahm est né en 1941 à Delémont dans le Jura suisse… Elle assiste jeune encore à des représentations théâtrales, découvre la scène et surtout les artistes qu’elle cherche à rencontrer. Le premier sera Michel Simon à Bienne, dans sa loge, à la fin d’une représentation. A dix-neuf ans, l’auteur découvre Paris, le Quartier Latin et surtout Montmartre. Bien qu’éloignée des feux de l’actualité, les artistes peintres y foisonnent, tout comme les poètes, les acteurs, les chanteurs, les chansonniers. Jacqueline Strahm multiplie les rencontres, prends des notes, photographie. Rue des Martyrs, rue des Abbesses, rue Germain-Pilon, cette « Demi-butte » est son quartier de prédilection. Elle y est accueille, admise aux secrets du monde inquiet des nuits et des petits matins, traînant de table en table, de verre en verre. Elle se fit des amis qui lui confièrent des histoires étonnantes.